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L'EFT met en évidence le lien existant entre une prise de poids et les émotions. Typiquement, après avoir éliminé des blocages émotionnels précis, la perte de poids se fait naturellement et le plus facilement du monde, sans nécessiter de régime. Les problèmes de poids sont souvent des problèmes complexes nécessitant un savoir-faire, c'est pourquoi le plus souvent ils vont être peu réceptifs à un EFT globalisant ou générique. Vous faire aider par un(e) praticien(ne) expérimenté(e) en EFT vous fera gagner temps et argent.

Cet article de Johanne Desterel illustre bien ce fait. Johanne nous raconte comment avec finesse et créativité, elle a accompagné sa cliente à dépasser une « obésité morbide » et à se « réconcilier avec sa mère décédée », ce qui lui a permis d'entamer un processus naturel de perte de poids.


 par Johanne Desterel

« J'ai un problème d'obésité, depuis 2005 »,

« J'ai fait des régimes toute ma vie, mais là, je n'arrive plus à perdre un gramme »,

« Quand j'arrive à quelque chose, j'arrête tout ».

C'est ainsi que Anne-Laure (c'est ainsi que nous l'appellerons), 58 ans, énonce « son » problème lorsqu'elle vient me voir.

Elle pose aussitôt un objectif en 2 temps : d'abord revenir à « un poids à 2 chiffres » (elle en est à 106 kg) puis atteindre son « poids idéal : 76 kg ».

Elle a découvert l'EFT en inscrivant « maigrir » sur internet et a déjà commencé à tapoter sur elle, notamment à l'aide d'un DVD, qui l'a réconfortée et lui a permis de prendre quelques distances avec « son » problème. Elle sent qu'elle a besoin d'être accompagnée pour aller plus loin.

En quelques minutes, elle résume une vie à lutter contre une situation bloquée, avec « la peur de pas y arriver » et « son envie de manger », ces périodes à broyer du noir où « on a mangé, mangé... » (« on », car Anne-Laure a maintenant dans sa vie un mari aimant pour l'accompagner. Il a même pris des kilos avec elle...).

L'histoire d'Anne-Laure et celle de sa mère^:

Son histoire, livrée en quelques minutes, tourne autour de la relation à sa mère. « Je suis la 16e de 16 enfants vivants », « Je n'ai jamais pu faire ce que je voulais avec ma mère », « La seule chose qu'elle nous a donnée, c'est de la nourriture », « pas d'affection », « on n'était que des numéros », « Il fallait bosser, ne rien demander », « Elle m'a fait arrêter l'école, elle ne voulait que l'argent », quelques images précises, des souvenirs avec sa honte, sa tristesse, le manque d'amour qui a construit son enfance, sa révolte intérieure... « Je me suis mariée pour partir de chez moi ».

Progressivement, elle dit son dégoût pour cette femme qui était grosse, « pas soignée », « pas très propre », « une mère souillon » et évoque même une scène précise dont le souvenir tactile, les odeurs sont encore présentes, une odeur surtout (elle avait environ 8 ans).

Sans entrer dans tous les aspects abordés (et tapotés) au cours de cette séance, on avait touché là le noyau important, qui obturait tout le reste. « On est tous gros comme elle » et on tapote maintenant sur cette ressemblance insupportable, cette « obésité morbide ».

À ma question sur le physique de son père, elle semble surprise et dit très vite : « Non, lui, il était sec » (Petit silence derrière son regard, on ira creuser plus tard). Déjà, on peut faire « couler » la croyance profondément inscrite qu'elle ne peut pas être autrement, qu'elle est forcément « programmée » comme ses frères et sœurs, juste par « les gênes de sa mère », son « seul héritage ».

Photos de sa mère:

Je lui demande si elle a des photos de sa mère (décédée) et si elle veut bien en choisir 1 ou 2 pour notre prochaine séance.

Lorsqu'elle revient avec 2 photos dans son sac, je sens bien que quelque chose s'est passé : elle a rencontré une autre image, celle qu'elle n'avait pas vue, pas pu voir avant. Et ensemble nous avons posé les yeux sur cette réalité, nous l'avons tissée dans son système énergétique, en tapotant. Anne-Laure a choisi une photo où elle est assise sur un fauteuil, sa mère debout à ses côtés. Juste elles deux. Elle me précise que c'était un épisode de sa vie où elle faisait de la dépression. Elle a 27 ans

Ce jour-là, une barrière s'est dissoute (voir ci-après ce que Anne-Laure en dit) et nous avons ensuite pu aller à la rencontre d'autres aspects qui alimentaient sa souffrance, jusqu'à sa peur de lire les grammes sur la balance et pourtant cette obsession, cet acharnement à y monter (parfois jusqu'à 2 fois par jour !).

J'ai vu Anne-Laure 4 fois au mois de juin 2008, puis 1 fois à la fin du mois d'août 2008. Elle n'avait pas encore perdu de poids mais vivait une phase d'acceptation : elle avait pu se mettre en maillot de bain et s'allonger sur la plage, sans les peurs qui l'habitaient avant, jusqu'à celle de ne pas pouvoir se relever. Une autre victoire aussi : elle avait reçu sa famille (enfants, petits-enfants), elle avait mangé normalement avec eux et n'avait pas pris de poids. D'autres aspects sont remontés ce jour-là, avec une culpabilité d'avoir transmis « tout ça » à ses enfants.

3 mois après, en novembre, Anne-Laure m'écrit ceci :

« J'avoue qu'aucune journée ne s'est passée sans une pensée EFT, même sans tapoter ; l'EFT ne m'a plus quittée depuis que je l'ai pratiqué avec vous. ... Le travail sur photo, c'est cette partie qui me ramène à l'EFT. Quelle réussite cette réconciliation avec MAMAN !

Je pense à ces fabuleux moments où j'ai tant pleuré, submergée par l'émotion de tous ces souvenirs qui me faisaient souffrir, et au gré des tappings j'ai redécouvert que je m'étais forgé une barrière sur des choses bien précises.

Ma relation à ma mère a été la plus troublante car au gré de ces tappings les choses que l'on pense si évidente deviennent moins sûres. On découvre qu'on a peut-être durci le souvenir, par déception. Mais en fait, j'en ai voulu à ma mère alors qu'elle a juste fait ce qu'elle pouvait et là, je vous redis ma gratitude pour m'avoir fait traverser ces souvenirs en tapotant avec moi jusqu'à me faire redécouvrir des évidences que vous aviez bien sûr comprises avant que je ne les redécouvre ; et là j'ai vécu la minute miraculeuse.

Vous m'avez beaucoup vu en larmes, mais combien d 'émotions négatives s'en sont allées en tapotant, juste en tapotant en ayant sous les yeux une photo de maman avec moi : j'ai accepté de voir qu'elle me regardait avec amour !

Voilà, Johanne, tout le bien que vous m'avez procuré au gré de mes séances avec vous. [...]

Oui, j'ai perdu un peu de poids, oh, pas énorme : 3 kg 500 c'est mieux que rien mais j'ai récupéré une vraie sérénité et je vais bien. »

Et en décembre elle rajoute :

« Un oubli... de taille, quand même ! J'ai omis de vous dire que si je n'ai perdu QUE 4 kg, en revanche, j'ai quand même perdu 8 cm de tour de taille, et 6 cm de tour de hanche. Mesure prise ce matin ! Tout ceci depuis août 2008 ! Vous voyez, il y a des résultats très parlants. »

Au fil du temps...:

Le 19 06 09, Anne Laure m'écrit encore ceci :

« Ma perte de poids continue, très sereinement. Cela va doucement mais sûrement.

Vous savez, Johanne, plus j'avance dans la vie , plus je pense à maman ; et une amie à qui j'ai raconté mon expérience EFT m'a dit : « Il faut savoir pardonner ». Eh bien, la réponse que je lui ai faite m'a étonnée moi même tant c'est devenu une évidence : « Je n'ai rien à lui pardonner, elle a juste fait comme elle pouvait »

Vous voyez, l'EFT m'accompagne toujours et pour mon poids, j'ai -10 kgs ! pas mal, non ? et tout ca dans la sérénité. »

Johanne Desterel, thérapeute EFT

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